Sénégal:Rapport 2020 Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance, le Sénégal dans le top 10 des pays africains



Sénégal:Rapport 2020 Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance, le Sénégal dans le top 10 des pays africains

La Fondation Mo Ibrahim a publié, lundi, son rapport 2020 sur la bonne gouvernance en Afrique. Même si pour la première fois depuis 2010, on note un recul de la performance continentale dans le domaine, le Sénégal maintient sa place (9eme) dans le cercle restreint du top 10 africain.

Les  »progrès » du Sénégal sont loués dans le rapport Mo Ibrahim 2020 publié, lundi 16 novembre. Notre pays garde jalousement sa place (9e)  qu’il occupait lors du précédant rapport dans le top 10 africain. A noter, par ailleurs, que le Sénégal a gagné 3 points dans le registre ‘’sécurité et Etat de droit’’ en se positionnant à la 7eme place avec une moyenne de 68.2%, selon l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique (Iiag).

Sur les catégories ‘’participation et droits et inclusion’’, le Sénégal a occupé la 10e place avec une moyenne de 64.3%. Ce qui serait dû à la gestion jugée « satisfaisante» de la pandémie et les progrès sur l’équité territoriale.

Le rapport publié indique que pour la dixième année consécutive, l’île Maurice a maintenu sa position de tête en 2019, tandis que la Somalie est restée en bas du classement en raison notamment de certains problèmes comme l’insécurité liée aux attaques des islamistes shebab.

Recul du niveau de gouvernance globale en Afrique  

Toutefois, la moyenne africaine en ce qui concerne l’indice Mo Ibrahim de la bonne gouvernance est de 48,8 en 2019 contre 49 sur 100 en 2018, soit un recul de 0,2 point de pourcentage d’une année à l’autre. Cela n’était jamais arrivé depuis le début de la décennie. L’étude indique que cette situation est due à la détérioration simultanée de 3 des 4 catégories de l’IIAG à savoir participation, droits et inclusion, sécurité et état de droit et développement humain.

«En réalité, relève le document, ce mauvais résultat s’inscrit dans la suite du ralentissement de la progression depuis déjà 2015 ». En effet, de 2015 à 2019, on constate un affaissement des progrès tant en matière de développement humain que de fondements des opportunités économiques, tandis que se poursuivent la détérioration des catégories ‘’sécurité’’ et ‘’état de droit’’, ainsi que ‘’participation’’, ‘’droits et inclusion’’, et ce façon accélérée pour la dernière. En plus clair, ces dernières années, la progression des pays du continent dans ces secteurs a ralenti avec une baisse plus marquée à partir de 2015.

«La Covid-19 menace les progrès déjà réalisés »

Le rapport précise que la période couverte s’arrête à la fin 2019, juste avant que l’Afrique ne soit frappée par la pandémie du nouveau coronavirus. Mais il souligne que « l’impact actuellement constaté risque d’aggraver les détériorations déjà à l’œuvre en matière de participation et de droits, mais aussi de remettre en cause les progrès enregistrés en termes de développement économique et humain».

« A l’inverse, les opportunités économiques étaient sur une trajectoire positive de progrès constant, et l’impact du Covid-19 menace à présent ce qui a été accompli de haute lutte dans ce domaine », déplore le rapport.

« L’Afrique est à l’épreuve. Les fragilités de gouvernance mises en exergue par l’IIAG 2020 sont exacerbées par la Covid-19, qui menace, en outre, les progrès réalisés dans les domaines économique et humain. L’insatisfaction et la méfiance des citoyens à l’égard de la gouvernance publique s’aggravent un peu partout», a commenté, de son côté, Mo Ibrahim, président de la fondation qui porte son nom. Il ajoute: « Les gouvernements peuvent saisir cette occasion unique de démontrer à la fois leur détermination à sauvegarder la démocratie et leur capacité à définir un nouveau modèle de croissance, plus résilient, plus équitable, plus durable, et plus autonome».

Pour rappel, l’indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) est un outil qui mesure et suit annuellement les performances de gouvernance dans 54 pays africains. Le cadre comprend quatre catégories : sécurité et État de droit, participation et droits de l’Homme, opportunités économiques durables et développement humain.

Riche homme d’affaires, Mo Ibrahim avait revendu en 2005 son entreprise de téléphonie mobile, Celtel, avant de créer en 2006 sa fondation, dont le siège est à Londres et qui se donne pour mission de promouvoir la bonne gouvernance en Afrique.


source: lesoleil.sn

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