Nabni : l’Algérie n’a que 18 mois pour initier des réformes

  • 12 novembre 2017 / Actualité / 534 / Africa-Bi2


Nabni : l’Algérie n’a que 18 mois pour initier des réformes

Le collectif Nabni vient une nouvelle fois d’appeler les pouvoirs publics à lancer les réformes, plus que jamais urgentes. Pour Nabni, il ne reste à notre pays que « 18 mois avant de faire face au choc de l’iceberg », lequel risque d’induire le naufrage. Le think thank a mis en avant le fait que « les problèmes structurels et les distorsions de notre économie restent exactement les mêmes » et qui nécessitent de profondes réformes de la gouvernance économique, du secteur bancaire, l’ouverture à l’investissement et la simplification administrative pour les entreprises, la réforme des subventions et des transferts monétaires directs, la réforme de la fiscalité foncière et de la fiscalité locale, la réforme du foncier économique, la réforme de la gouvernance des entreprises et des banques publiques et la privatisation des actifs non stratégiques, etc. Nabni pense aussi que le fait de penser que la crise n’est que conjoncturelle  « est une fuite en avant ». Et d’ajouter  que « l’urgence de trouver des solutions immédiates au double déficit budgétaire et commercial, fait que la crise actuelle est gérée comme une crise conjoncturelle, une « mauvaise passe » à subir pendant quelques années ».  il critique aussi les mesures prises par les pouvoirs publics les considérant comme relevant « de la gestion de difficultés financières de court-terme », il cite à ce titre le recours à la planche à billet, les limitations administratives des importations, la hausse des impôts en tous genres, les réductions budgétaires et la dévaluation du dinar. Le collectif estime que le fait de « se réjouir de la possibilité de pouvoir dépasser cette mauvaise conjoncture par des artifices financiers et des spéculations sur le prix du baril est dangereux. Encore une fois, nous ne ferions que retarder l’échéance de difficultés bien plus sérieuses en repoussant l’échéance des vraies réformes ». Mais au-delà de ce constat amer, le think thank appelle à mettre en œuvre des réformes de fond articulées autour d’un plan « DEMARRER » dès 2018. Il s’agit selon Nabni  de viser les problèmes structurels de notre économie. Il s’agit de parer au plus urgent et résoudre l’équation budgétaire ; de démarrer immédiatement les réformes de fond et préparer l’avenir, dès aujourd’hui en engageant des réformes de plus longue haleine  


source: cap Algérie

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