Maroc: OCP, Le retour de la demande dope la croissance

  • 13 septembre 2018 / Actualité / 135 / Africa-Bi1


Maroc: OCP, Le retour de la demande dope la croissance

Derrière la progression du chiffre d’affaires de l’OCP au second semestre, il y a la conjugaison de plusieurs facteurs à la fois exogènes et endogènes. En effet, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 26,5 milliards de DH à fin juin, contre 23,1 milliards à la même période de l’an dernier. Soit une augmentation de 15%.

«Cette performance à deux chiffres est due principalement à une croissance des ventes sur les segments engrais et acide phosphorique, respectivement de 21 et 17%», explique le management. Ces deux segments ont bénéficié d’une hausse des prix et des volumes ainsi que d’une légère augmentation des ventes sur le segment de la roche. Sur cette dernière activité (la roche), les prix sont restés stables, tient à préciser le groupe.

D’ailleurs, le contexte a aussi été favorable sur le 1er semestre, puisque le marché s’est nettement amélioré. La demande croissante, particulièrement au second trimestre, ainsi que la hausse des prix des matières premières (notamment le soufre) ont significativement impacté les prix de phosphates qui ont évolué à la hausse durant cette période.

«Cette performance en nette progression s’explique par un environnement économique et des conditions de marché favorables et en ligne avec nos attentes. En effet, il s’agit là d’une croissance constante de la demande combinée  à une hausse des cours des intrants. Ce qui a permis la reprise des prix», analyse Mostafa Terrab, PDG du groupe.

Autre argument contextuel favorable, une demande soutenue traduite par une hausse significative des importations d’engrais aux Etats-Unis et en Inde. «La croissance de la demande, particulièrement sur ces régions, a positivement impacté les volumes à l’export d’engrais de l’OCP qui ont atteint des niveaux record».

De surcroît, le phosphatier a développé des gisements en capacités, tout en améliorant ses coûts de production devenus encore plus compétitifs. Pour le PDG Terrab, «nous avons su tirer profit d’importants avantages opérationnels, notamment via des coûts de production compétitifs ou encore l’augmentation de nos capacités de production, grâce au lancement de la quatrième usine d’engrais en avril dernier. Ce qui a permis plus de marge de manœuvre et de flexibilité à la fois industrielle et commerciale».

Pour preuve, la croissance de l’Ebitda représente le double du chiffre d’affaires au cours du 1er semestre 2018. Ce qui s’est traduit par une nette amélioration de la marge Ebitda à 30%.  Côté endettement, là aussi il y a eu une amélioration significative. La dette financière nette s’est élevée à 44,9 milliards de DH et son ratio/Ebitda est de 3 fois à fin juin dernier. Soit une nette amélioration par rapport au niveau de la fin d’année dernière.

Au 2 trimestre, le chiffre d’affaires a augmenté de 43%. Il a été de 16,8 contre 11,7 milliards de DH à la même période de 2017. Pour sa part, la marge brute a atteint 11,5 milliards contre 7,6 milliards de DH au 2e trimestre 2017.


source: L'Economiste

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