Maroc: nouveau leader du secteur automobile en Afrique

  • 09 novembre 2020 / Actualité / 129 / Fares RAHAHLIA


Maroc:            nouveau leader du secteur automobile en Afrique

Filière stratégique du développement industriel du Royaume, la filière automobile a atteint la taille critique de la résilience, avec une production automobile qui varie entre 700.000 et 1.000.000 d'unités par an à l' horizon 2025-2030.
Avec la venue de Renault à Melloussa, près de Tanger, puis de PSA à Kénitra et, demain, du chinois BYD, à Casablanca, la filière automobile marocaine aura atteint une capacité annuelle de production de 700.000 à 1.000.000 de véhicules, sous différentes marques. Filière stratégique du développement industriel du Royaume, l'industrie automobile est celle qui y a créé le plus d'emplois, avec un taux de couverture de ses échanges extérieurs de plus de 70 %. C'est aussi un secteur tourné à 90 % vers l'exportation, dont 80 % à destination de l'Europe, avec une valeur ajoutée locale en constante augmentation. Dans une étude publiée par «Policy Center for the New South», Henri-Louis Vedie, chercheur en sciences économiques de l'Université Paris Dauphine, explique que la filière est désormais leader en Afrique, «devant celle qui en fut longtemps le numéro 1 : l'Afrique du Sud». Par ailleurs, il précise que tout le continent africain apparaît aujourd'hui avoir un fort potentiel de développement de la filière, compte tenu de son retard accumulé au cours des dernières décennies et de son évolution démographique, avec une population qui devrait doubler d'ici 2050. C'est pourquoi cette tendance ne devrait pas s'inverser. Les raisons qui ont fait le succès de cette filière sont des acquis plus forts que les incidences de l'après Covid-19.
Des atouts solides pour affronter l'après Covid-19
A l'échelle nationale, en dehors des activités traditionnelles, l'industrie automobile est désormais le secteur de référence des nouveaux métiers mondiaux du pays, étant celui qui a créé le plus d'emplois, indique l'étude. Le document précise que le taux de couverture des échanges extérieurs atteint plus de 70 %, en 2018, avec des IDE qui se diversifient et dont la valeur ajoutée locale augmente de façon quasi exponentielle depuis 2011. Outre ces retombées sur l'emploi (voir repères), il y a de quoi privilégier celles concernant «le taux de couverture de ces échanges extérieurs, celle d'une diversification réussie, minimisant les risques liés à une perte éventuelle d'un marché et celle d'une intégration et d'une valeur ajoutée locale en constante augmentation», peut-on lire dans l'étude.


source: Challenge

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