Maroc: Malgré le stress hydrique, les 1ères estimations de production sont en hausse

  • 22 octobre 2020 / Actualité / 113 / Fares RAHAHLIA


Maroc:            Malgré le stress hydrique, les 1ères estimations de production sont en hausse

Nous arrivons à titrer notre épingle du jeu, déclare à Al Bayane, Ahmed Derrab, SG de l'ASPAM (association des producteurs des agrumes du Maroc) malgré les conditions climatiques et sanitaires difficiles. Les premières estimations de production annoncent une hausse de 25% du rendement de la campagne 2020/2021 par rapport à celle de 2019/2020. Aussi, le secteur affiche une très forte demande des agrumes riches en vitamine C, fortement recommandée pour lutter contre la covid-19 et les grippes saisonnières. Nous arrivons à acheminer nos produits vers le consommateur dans les meilleures conditions de fraicheur et de gustativité confirme Derrab qui se veut confiant et serein malgré la conjoncture difficile. Pour lui, la micro irrigation utilisée dans la production des agrumes est salvatrice et appelle à sa généralisation dans d'autres cultures. Les propos.


comment se déroule la campagne des agrumes 2020/2021 comparativement à celle de 2019/2020?
Ahmed Derrab : Nous travaillons actuellement sur la campagne agrumicoles 2020/20121 qui a démarré au mois d'août dernier. Il faut noter deux éléments essentiels. La première porte sur une estimation de production attendue des agrumes en hausse de 25% par rapport à la campagne écoulée et ce malgré le stress hydrique et le problème d'eau dans la région du Sous. En attendant, les prévisions officielles du ministère de l'agriculture, les producteurs tablent sur un rendement de 2,2 millions de tonnes cette année contre 1,7 millions de tonnes la campagne précédente.
Ces chiffres démontrent que le secteur des agrumes a été un peu affecté par le manque de pluie. Le niveau actuel des barrages permet dans certaines zones la poursuite de l'irrigation d'une partie des vergers. L'autre partie qui est irriguée directement par les puits souffre aujourd'hui de la raréfaction des eaux dans les nappes phréatiques. D'où le surcoût pour les producteurs dû par le coût élevé de l'eau puisé plus profondément via des moteurs et des pompes à eau plus performants et donc plus coûteux.
Il faut dire que la plupart des régions agrumicoles sont touchées à des degrés divers. La situation dans celle du Sous reste aujourd'hui la plus difficile mais pas pour autant catastrophique.


source: Albayane

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