Maroc: Les investisseurs se tournent déjà vers 2021

  • 17 septembre 2020 / Actualité / 143 / Fares RAHAHLIA


Maroc:          Les investisseurs se tournent déjà vers 2021

Au-delà de la crise elle-même qui revêt un caractère exceptionnel de par sa violence, les sociétés cotées supporteront une charge non récurrente liée à la contribution au fonds de gestion de la pandémie. Sa prise en compte aura aussi une incidence non négligeable sur les résultats surtout pour les entreprises dont les contributions sont assez significatives. L’incidence des dons au fonds Covid-19 sur la masse bénéficiaire est estimée à 4,8 milliards de DH.

Comptablement, les entreprises ont la possibilité d’étaler la charge du don au fonds Covid-19 sur cinq ans. Mais cette souplesse n’est pas permise en normes IFRS. Pour les banques, l’impact doit être absorbé d’un trait sur un an, même en normes locales. Sur le plan fiscal, après plusieurs revirements, la déductibilité totale avec un étalement sur cinq ans a été actée. Cela permettrait d’atténuer l’impact sur les rentrées fiscales.

«Les grands contributeurs devraient jouer le jeu parce que cette option limitera les effets sur le résultat de l’année», indique un expert-comptable. «Tout dépendra de l’impact du don sur les finances de l’entreprise. Les effets de la pandémie pourraient être ressentis par certaines entreprises au-delà de 2021, ce qui justifierait la répartition de la charge sur plusieurs années», complète un autre expert. Par contre, pour les petits dons, le lissage sur plusieurs années n’apparaît pas comme une nécessité.

Considéré comme un élément exceptionnel, le don au fonds Covid-19 n’affecte pas la valorisation des entreprises, les analystes ne retenant que les résultats récurrents. Sur le marché, les investisseurs se tournent déjà vers 2021. «Les investisseurs se projettent désormais sur l’après-crise sanitaire après que l’effet confinement ait été en grande partie consommé», estiment les analystes d’AGR.


source: Aujourd'hui le Maroc

A voir aussi