Maroc: le Département d'Etat US distribue bons point

  • 21 septembre 2020 / Actualité / 161 / Fares RAHAHLIA


Maroc: le Département d'Etat US distribue bons  point

Dans un rapport sur le climat des investissements dans 170 pays, dont le Maroc, qu'il vient de publier, le Département d'Etat américain ne tarit pas d'éloge sur le climat des investissements dans le Royaume mais il pointe également du doigt quelques insuffisances.
Le Maroc jouit d'une stabilité politique, d'une situation géographique stratégique et d'une infrastructure solide, ce qui a contribué à son émergence en tant que base régionale de fabrication et d'exportation pour les entreprises internationales. C'est ce qu'a annoncé, récemment, le département d'Etat américain dans un nouveau rapport sur le climat des investissements dans 170 pays.
Ce rapport de la diplomatie américaine ne tarit pas d'éloges sur le Maroc. « Le Maroc encourage et facilite activement les investissements étrangers, en particulier dans les secteurs d'exportation comme le secteur manufacturier – grâce à des politiques macro-économiques dynamiques, à la libéralisation des échanges, aux incitations à l'investissement et aux réformes structurelles », soulignent les experts du département d'Etat, qui ont évoqué dans la foulée le plan global de développement économique du royaume, qui « cherche à tirer profit de son statut unique de nation multilingue à vocation tri-régionale (vers l'Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l'Europe) pour transformer le pays en un centre d'affaires régional ».
Le rapport estime que le Maroc continue de s'orienter comme « porte d'entrée de l'Afrique » pour les investisseurs internationaux après son retour dans l'Union Africaine en janvier 2017 et le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) en mars 2018. « En juin 2019, le Maroc a ouvert une extension de la zone Tanger-Med port de navigation commerciale, ce qui en fait le plus grand de la Méditerranée et le plus grand d'Afrique. Tanger est reliée à la capitale politique à Rabat et à la capitale économique Casablanca par le premier service de Train à Grande Vitesse (TGV) d'Afrique. Le Maroc continue de grimper dans l'indice Doing Business de la Banque mondiale, passant à la 53e place en 2020 ».
Le rapport ne manque pas de mettre le doigt ensuite les lacunes et les défis auxquels fait face le Royaume. « Malgré les améliorations significatives de son environnement commercial et de ses infrastructures, un taux de chômage élevés (en particulier pour les jeunes), la faible protection des droits de propriété intellectuelle, l'inefficacité de la bureaucratie gouvernementale et la lenteur de la réforme réglementaire restent des défis pour le royaume ».
Le document revient aussi sur les nombreux accords de libre-échange (ALE) signés par le Royaume, dont celui avec les Etats-Unis. « Le Maroc a ratifié 71 traités bilatéraux d'investissement pour la promotion et la protection des investissements et 60 accords économiques (y compris ceux avec les Etats-Unis et la plupart des pays de l'UE) », rappellent les experts du Département d'Etat américain. Ces derniers précisent que le Royaume est le seul pays du continent africain à avoir conclu un accord de libre-échange (ALE) avec les Etats-Unis, éliminant les droits de douane sur plus de 95% des biens de consommation et industriels éligibles. « Depuis l'entrée en vigueur de l'ALE entre les Etats-Unis et le Maroc, le commerce bilatéral de marchandises a quintuplé. Les gouvernements américain et marocain travaillent en étroite collaboration pour accroitre le commerce et l'investissement grâce à des consultations de haut niveau, au dialogue bilatéral et au Forum annuel sur le commerce et l'investissement entre les Etats-Unis et le Maroc, qui renforce les liens interentreprises ».


source: L'Economiste

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