Maroc: Intégration régionale en Afrique Rabat peut mieux faire

  • 02 octobre 2020 / Actualité / 107 / Fares RAHAHLIA


Maroc:            Intégration régionale en Afrique Rabat peut mieux faire

La politique africaine du Maroc a permis le renforcement des relations avec plusieurs pays du continent. Entre 2013 et 2017, Rabat a investi plus de 37 milliards de DH en Afrique. Le pays se positionne également en tant que 1er investisseur en Afrique de l'Ouest.
Pour Ahmed Reda Chami, le Maroc est encore loin du potentiel d'intégration et de complémentarité. Les chaînes de valeur régionales avec les partenaires africains restent limitées et dépendent quasi exclusivement des filières étrangères, privant les économies du continent des valorisations génératrices d'emplois localement et du transfert de technologie (Ph. Bziouat)
Cela traduit «une prise de conscience des opportunités dont dispose ce continent», a souligné Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental. Intervenant lors de la séance de présentation de l'avis du CESE sur l'Intégration régionale du Maroc en Afrique, il a rappelé les multiples opportunités qu'offre ce «continent d'avenir».
Plus de 60% des réserves en terres agricoles sont situées en Afrique, avec un taux de croissance moyen réalisé par ces pays atteignant 5% durant la dernière décennie. Toutefois, ce potentiel reste encore sous-exploité. «En dépit des efforts, les retombées des partenariats n'ont pas encore atteint tous les objectifs visés», selon Chami. Elles restent également «en deçà des opportunités qu'offre l'intégration régionale en matière de développement économique. Ce qui ne répond pas aux aspirations des populations africaines».
Le président du CESE a mis l'accent sur la faiblesse des partenariats économiques entre le Maroc et les autres pays du continent. Par exemple, le niveau des échanges commerciaux avec les pays africains ne dépasse par 4% de l'ensemble des flux.
«Nous sommes encore loin du potentiel d'intégration et de complémentarité», a noté Chami. Idem pour les chaînes de valeur régionales avec les partenaires du continent, qui «restent limitées et dépendent quasi exclusivement des filières étrangères. Ce qui prive les économies africaines des valorisations génératrices d'emplois localement et du transfert de technologie», a-t-il expliqué. Ceci est d'autant plus important qu'avec les dernières évolutions au niveau mondial, ces chaînes de valeur sont appelées à être reconfigurées, et donc, il y a certainement une place à prendre par le Maroc, a insisté le président du CESE.


source: Aujourd'hui le Maroc

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