Maroc: Animés d'optimisme, les voyagistes de Marrakech décidés à ne par lâcher prise face aux répercussions de la Covid-19 1⁄2

  • 22 septembre 2020 / Actualité / 114 / Fares RAHAHLIA


Maroc:          Animés d'optimisme, les voyagistes de Marrakech décidés à ne par lâcher prise face aux répercussions de la Covid-19 1⁄2

Maillon incontournable de toute la chaine touristique et hôtelière, les voyagistes au niveau de la région Marrakech-Safi, animés d'optimisme et d'espoir, ont décidé de ne pas lâcher prise et de continuer à œuvrer, d'arrache-pied, pour faire face aux répercussions socio-économiques «lourdes» engendrées par la crise sanitaire induite par la propagation de la pandémie de la Covid-19.
Si le tourisme national est le premier secteur à être visiblement impacté par la pandémie, les voyagistes de Marrakech, affiliés à l'Association Régionale des Agences de Voyages MarrakechSafi (ARAVMS), n'ont pas lésiné sur les moyens, depuis la fin du déconfinement sanitaire, en concertation avec les autorités locales et les différents intervenants, en vue de sauver des emplois et d'adopter toutes les mesures susceptibles de permettre un meilleur repositionnement de la cité ocre, capitale incontournable du tourisme national.
Cet effort de «résistance», animé de cette volonté de ne pas céder au pessimisme et au négativisme, a apporté ses fruits dès qu'il a été procédé à la signature du contrat-programme entre l'Etat et les professionnels proposant une panoplie de mesures pour booster le secteur, en l'occurrence la prolongation jusqu'à décembre 2020 des indemnités versées en faveur des salariés enregistrés à la CNSS avec des crédits spéciaux, tels que «Damane Relance».
Toutefois, si la conjoncture actuelle pour un secteur tant fragilisé par la pandémie demeure complexe voire même confuse et incertaine, les voyagistes de la région Marrakech-Safi continuent à entretenir des liens professionnels solides avec leurs partenaires au niveau des principaux marchés émetteurs de touristes et ce, dans l'attente d'une réouverture des frontières pour pouvoir poursuivre leurs efforts de promotion d'une destination si prisée.
L'intérêt porté à la ville de Marrakech s'est traduit depuis le déclenchement de la crise sanitaire due au coronavirus, par la tenue d'une série de réunions de travail avec les professionnels, à l'initiative du wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, M. Karim Kassi-Lahlou, et en présence de l'ensemble des autorités compétentes et des services concernés pour suivre de près l'évolution de la situation épidémiologique et ses incidences sur le secteur touristique et examiner les moyens à mobiliser en vue d'apporter des solutions appropriées.
Dans ce sillage, la ministre du Tourisme, de l'artisanat, du transport aérien et de l'économie sociale, Mme Nadia Fettah Alaoui, a tenu vendredi 11 septembre courant, une réunion avec les professionnels, axée sur plusieurs questions liées au contrat-programme, avec un focus détaillé sur les doléances et attentes des professionnels. Une initiative hautement saluée par l'ARAVMS qui, selon son président, M. Taoufik Madih, demeure «engagée» à adhérer à tous les efforts édifiants visant à permettre au secteur touristique de retrouver sa «bonne santé».
Pour ce faire, l'ARAVMS a œuvré en vue de concocter une feuille de route pour mieux accompagner cet effort de relance de la destination, avec au cœur de ses priorités, tout au long des différentes étapes liées à l'évolution de cette pandémie, la préservation de l'emploi et ce, en application stricte des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui ne cesse d'inciter sur l'impératif d'accorder un intérêt particulier et de préserver la dignité du citoyen Marocain.
«Nous avons des gens qui travaillent avec nous depuis plus d'une vingtaine d'années et ce serait immoral de ne pas les soutenir en cette période de crise. C'est dans ce sens, qu'on a réussi à trouver des solutions grâce à l'aide qui nous est octroyée par l'Etat», s'est félicité M. Madih, soulignant l'importance de la réouverture des frontières nationales, dès que les circonstances le permettent, pour pouvoir relancer l'activité touristique.
«Nous tablons, et c'est d'ailleurs notre espoir, sur un décollage effectif de l'activité touristique à partir du second semestre 2021», a-t-il dit, rappelant qu'au niveau de l'ARAVMS, l'accent est mis sur le développement d'une série de programmes à même d'apporter des solutions efficaces à un ensemble de problèmes que connait ce métier notamment, l'informel».


source: Challenge

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