Maroc:«Al Jayl Al Akhdar» et spécificités régionales , La tutelle planche sur les potentialités agricoles territoriales



Maroc:«Al Jayl Al Akhdar» et spécificités régionales , La tutelle planche sur les potentialités agricoles territoriales

Adapter les politiques agricoles aux potentialités territoriales du pays. C’est l’un des objectifs derrière l’étude lancée récemment par le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

En effet, cette étude devra tenir compte des grands ensembles agro-écologiques qui s’apprêtent à une révision sur la base de la nouvelle donne du changement climatique. Les détails.

Enjeux

Cette étude axée sur la territorialisation de l’agriculture marocaine intervient dans le cadre de la nouvelle stratégie «Al Jayl Al Akhdar» qui est conçue selon des principes et des modalités qui s’accordent avec la régionalisation avancée. Dans le même sens, la territorialisation est l’un des leviers stratégiques des politiques agricoles. Elle englobe les systèmes agro-écologiques et les possibilités différenciées des diverses régions agricoles du pays et apporte un outil pour la compétitivité des territoires. Dans cette perspective, la territorialisation place l’agriculture dans les meilleures conditions pour répondre aux demandes des marchés extérieurs et intérieurs. Parallèlement, elle implique les composantes des milieux naturels, répond aux nécessités de la durabilité et de la préservation du patrimoine environnemental. A cela s’ajoute le fait que la territorialisation se base sur les relations qui existent entre les agriculteurs et les espaces qu’ils utilisent.

Elle crée de nouvelles bases pour différencier les politiques agricoles selon les types d’exploitations et selon les caractéristiques plurielles de la ruralité. «Parce qu’elle s’inscrit dans la logique politique de la régionalisation avancée, la territorialisation dessine de nouveaux champs d’action pour faire émerger des porteurs de projets, stimuler les partenariats contractuels, régionaux ou locaux et dynamiser de nouvelles formes de gouvernance du secteur agricole. La territorialisation se place, ainsi, au croisement des politiques de filières et des acteurs décentralisés et commande largement, de ce fait, les améliorations dans la chaîne de valeur qui pourront en résulter», indique le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

Mettre en place des outils d’aide à la décision

L’étude sur la territorialisation vise à mettre en place des outils régionalisés d’aide à la décision, en cohérence avec la nouvelle stratégie, et qui soient adaptés aux processus de planification établis dans le cadre de la décentralisation régionale. Cette étude prendra en considération les contextes territoriaux dans lesquels se développe l’agriculture marocaine, qu’il s’agisse des contextes d’ordre naturel ou socio-économique et leur évolution et devra démontrer l’importance de l’intégration de la composante agricole dans les choix d’aménagement et de développement durable, dans une perspective territoriale. Il s’agira aussi de présenter les atouts des spécificités territoriales et de la complémentarité entre développement agricole et développement territorial. A partir des propositions de territorialisation, il sera question d’élaborer une vision sur le développement de l’espace agricole national qui tient compte des défis et des enjeux actuels et futurs du secteur agricole. Cette étude se déroulera en deux phases.

La première consiste à faire un état des lieux de l’espace agricole et son évolution en définissant les caractéristiques agricoles au niveau national en tenant compte du milieu biophysique et des systèmes de production, nécessaires à la conduite d’une politique agricole nationale. Quant la deuxième phase, celle-ci reposera sur l’analyse «spatialisée» du secteur agricole. Il sera question d’adopter une approche pluridimensionnelle et territoriale et d’apporter une vision «spatialisée» de développement agricole. La tutelle rappelle que la région est définie par la Charte nationale de la déconcentration administrative comme étant l’espace approprié pour la concrétisation de la politique nationale de déconcentration et échelon intermédiaire entre administrations centrales et représentations territoriales. Cette approche inclut la mise en place de mesures d’adaptation pour le suivi des politiques publiques au niveau régional comme la promotion de la géographie prospective des agrosystèmes ou encore le renforcement des capacités des cadres territoriaux et la mise en place dans les régions des cadres hautement qualifiés.



source: Aujourd'hui le maroc

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