La technologie du net dans nos institutions



La technologie du net dans nos institutions

L'utilisation de l'outil informatique par l'administration algérienne a permis de gagner en premier lieu le facteur «Temps» et surtout d'éviter la paperasse d'antan qui s'empilent sur les bureaux. Certains départements à l'image des ministères de l'Intérieur et celui de la Justice ont fait une avancée remarquable dans cette nouvelle technologie. 
«Le recours à l'outil informatique a pour objectif de faciliter et de simplifier davantage les démarches administratives, d'éviter les erreurs, à dépersonnaliser le contact et réduire les déplacements, à décongestionner les services communaux d'état-civil et à procurer une économie par la réduction du papier», a indiqué un communiqué récent du ministère de l'Intérieur. A ce même sujet, ce même département a noté que cette nouveauté s'inscrit dans le cadre de «sa politique d'informatisation des modes de gestion et de traitement des besoins nationaux en matière de prestation du service public et dans l'option retenue de l'administration». Cet état de fait a permis aux citoyens établis en Algérie ou à l'étranger de retirer par le biais du net les documents d'état-civil sans pour autant se déplacer. Une autre institution stratégique à savoir le ministère de la Justice a déjà entamé une nouvelle procédure technologique à savoir : La signature électronique. Il est de même pour l'utilisation de la vision conférence depuis l'étranger ou des affaires ont été jugés par ce système. Nous pouvons également citer le secteur de la santé où des opérations chirurgicales ont été réalisées en Algérie depuis l'étranger par le biais de la visio-conférence. Si certaines de nos administrations ont fait une grande avancée vis-à-vis de cette nouvelle technologie, ce ne fut pas le cas malheureusement pour d'autres institutions. Cet état de fait intervient alors que l'Etat et par le biais du gouvernement, a équipé la quasi totalité des administrations de l'outil informatique. Ce qui est vraiment regrettable est que parmi ces administrations se trouvent les services d'Algérie Poste. Les termes télécopie (Fax), courriel, courrier, électronique, émail, n'existent pas dans le vocabulaire des services de cette institution. Sinon, comment expliquer que des citoyens d'Illizi, Djanet, Tébessa ou d'El Oued sont obligés à faire des milliers de kilomètres pour déposer un document au siège d'Algérie Poste à Alger. Pour déposer un document «Mainlevée», une fonctionnaire de l'éducation de la wilaya de Khenchela a été contrainte de l'envoyer par le biais d'un chauffeur de «taxis» assurant la ligne Khenchela-Alger. Cette dernière nous a expliqué qu'elle a payé 1000 DA, pour cette commission. En plus de la somme financière, la fonctionnaire dont le compte CCP a été bloqué doit attendre encore 48 heures pour pouvoir enfin voir celui-ci débloqué. Le directeur des Chèques postaux situé à la place des Martyrs avec qui nous nous sommes entretenus à ce sujet déclare : «Les documents transmis par télécopie ou par émail» ne sont pas acceptés. Seuls les originaux des documents déposés à notre siège sont pris en compte par nos services.» Malgré qu'il a reçu le fameux document par l'intermédiaire de l'émail par le biais du directeur de la CNEP, de Khenchela, le compte est resté bloqué. La dame en question nous a fait savoir que malgré qu'elle avait régularisé sa situation, elle a été privé d'utiliser son argent pendant plus de 15 jours. Cet état de fait ne devrait pas en principe avoir lieu surtout par les services de la Poste portant l'enseigne : « Poste des Télécommunications, des Technologies et du Numérique», cette institution devrait être en tête et un exemple en matière de cette nouvelle technologie du net. Plusieurs autres institutions refusent, jusqu'à ce jour, d'utiliser l'outil informatique, une technologie qui redevient plus que nécessaire que se soit pour les secteurs étatiques ou pour le privé. Par rapport aux pays devellopés qui ont commencé à utiliser cette technologie depuis 1983 (35 ans), nos institutions ont beaucoup de chemin à rattraper. 


source: La Nouvelle République