L'agriculture et la sécurité alimentaire en débat Université Yahia-Farès de Médéa



L'agriculture et la sécurité alimentaire en débat  Université Yahia-Farès de Médéa

Il a été proposé, entre autres, son intégration dans les politiques économiques globales. 
L'application de la prospective stratégique dans le domaine de l'agriculture est, de l'avis de l'ancien ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid-Ahmed Ferroukhi, une démarche qui nécessite de "mettre ensemble les gens qui réfléchissent sur le développement agricole pour aller dans l'objectif de la durabilité." L'ancien ministre, qui s'exprimait à l'occasion d'un séminaire national sur le développement agricole durable pour la consolidation de la sécurité alimentaire, organisé par la faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion, samedi dernier, dira que les politiques publiques ne se construisent pas d'une manière unidimensionnelle. "Elles doivent être partagées par l'ensemble des acteurs, selon des méthodes scientifiques qui tiennent compte des réalités qui sont de nature très complexe. Et qu'il ne faut pas à chaque fois partir sur des idées fausses (ou sur des préjugés) comme celle répandue qui fait accroire que l'Algérie était le grenier de Rome alors que le volume exporté à l'époque était de l'ordre de 8000 q." Parlant de la problématique de la sécurité alimentaire, Pr Moussa Saâdaoui, de l'université Yahia-Farès de Médéa, proposera l'intégration du développement de l'agriculture durable dans les politiques économiques globales dans une perspective de complémentarité avec les autres secteurs. Dans les projections à l'horizon 2050, plusieurs scénarios sont envisagés en tenant compte de certains défis auxquels l'Algérie devra faire face, eu égard à leurs répercussions sur l'agriculture, notamment les problèmes engendrés par les changements climatiques parmi lesquels le stress hydrique et ses effets sur les disponibilités de la ressource. Si le dessalement de l'eau de mer a été une solution pour l'alimentation des populations, il faut savoir que cela nécessite une importante consommation d'énergie qu'il faudra aussi rendre disponible pour satisfaire les besoins de la population qui atteindra à l'horizon 2050 environ 60 millions d'habitants, dont 70% seront concentrés dans les centres urbains.
Mais parler de durabilité, c'est être dans la diminution de l'empreinte carbone, se lancer dans une dynamique de création de jeunes start-up dans le secteur agroalimentaire et de création de fermes urbaines, ainsi que dans l'utilisation des nouvelles technologies (robots, drones, satellites), soulignera M. Ferroukhi. Certains intervenants ont même récusé la problématique proposée au motif que le sujet fait l'objet de débats depuis plus de 30 ans sans que des solutions soient trouvées dans un pays où les exportations agricoles demeurent infimes en comparaison avec l'Espagne dont les exportations d'agrumes lui rapportent 30 milliards $ par an.
M. EL BEY
 


source: Liberté

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