Algérie-Start-up africaines : L’Algérie à la 14e place



Algérie-Start-up africaines : L’Algérie à la 14e place
Les start-up technologiques africaines atteignent une nouvelle étape symbolique, avec 2,02 dollars levés sur fonds propres, en 2019, soit une croissance de 74% en glissement annuel. 
 
Le rapport annuel Partech Africa, sur le capital investissement, baromètre de référence du secteur en Afrique, souligne que l’année 2019 a marqué l'écosystème africain, en matière d’attrait des investissements dans les nouvelles technologies, mais aussi de digitalisation et d’innovation dans l’économie, une dynamique en pleine croissance au niveau du continent. Le rapport Partech Africa, dans sa quatrième édition,  basé sur la même méthodologie que les années précédentes  indique que 234 start-up africaines ont contribué à cette performance  contre  146 start-up l'année précédente, ce qui représente + 52% de croissance en glissement annuel en nombre de transactions. Selon le rapport annuel Partech Africa, devenu depuis 2017 le baromètre de référence du secteur, le Nigeria a atteint le record avec 747 millions de dollars levés, soit 37% de la totalité des fonds levés. Suivi du Kenya qui intervient en seconde position avec 26% des fonds levés. L’Egypte enregistre un saut qualitatif en 2019 en s’imposant, pour la première fois, à la troisième place devant l’Afrique du Sud, avec 10% des fonds levés soit 211 millions de dollars. L’Algérie qui accuse un grand retard en la matière, est classée à la quatorzième place avec seulement 4 millions de dollars levés par une start-up de VTC. Sur le plan sectoriel, on relève que 41% des fonds levés vont aux Fintech, des start-up qui offrent des services financiers innovants. Un chantier encore inexploité en Algérie étant donné qu’il n’a pas encore l’ancrage nécessaire. L’Algérie devra par conséquent mettre en place une véritable assise pour la mise en place d’un écosystème favorable à l’émergence de start-up aptes à relever les défis induits de la transformation économique. Les dispositifs et mécanismes de soutien, de financement et d’accompagnement des jeunes porteurs de projets qui viennent d’être mis en place par l’Etat devront ainsi permettre à ces derniers de créer leurs start-up et intégrer la dynamique de croissance. Une stratégie d’encouragement des jeunes à se lancer dans la création d’entreprises qui sera consacrée dans le plan d’action du gouvernement. Dans ce contexte, la loi de finances pour 2020 a prévu une série d’avantages fiscaux importants en faveur des entreprises naissantes, notamment celles exerçant dans le domaine des nouvelles technologies d’information et de communication. Le gouvernement prévoit dans ce sens d’exonérer ces start-up, de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Une mesure s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie nationale et d’une stratégie favorable à l’instauration d’un climat favorable au développement des nouvelles entreprises. Un fonds de soutien est aussi prévu pour aider au développement de ces entreprises qui bénéficieront également de nouveaux pôles industriels pour lancer leurs activités.

source: EL MOUDJAHID

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