Algérie : Ressources en eau , 60 milliards DA d’investissements dans 22 nouveaux projets

  • 07 novembre 2017 / Actualité / 413 / Africa-Bi1


Algérie : Ressources en eau  ,  60 milliards DA d’investissements dans 22 nouveaux projets

L’Algérie consacre, pour l’année 2018, un budget d’équipement estimé à 100 milliards DA, soit près d’un milliard dollars dont 60% pour la réalisation de 02 nouvelles usines de dessalement d’eau de mer et 20 stations de traitement des eaux usées.

 

C’est ce qu’a annoncé, hier,  le ministre algérien des ressources en eau, Hocine Necib, lors de son passage,  au forum du quotidien El Moudjahid. Mais, en réalité, ces projets ne sont pas nouveaux mais, ils étaient gelés par les pouvoir publics suite au recule du prix de baril et le manque de ressources financières de l’Etat. 

« Les projets des deux usines de dessalement d’eau de mer et des 20 stations d’épurations d’eaux usées seront  relancés pour combler le déficit en eau par l’Algérie et rendre cette ressource plus disponible », annonce Hocine Necib qui déclare que les moyens actuels permettent de mobiliser annuellement 10 milliards M3.  Mais, selon lui, ce volume n’est pas entièrement valorisé. Sur ce point, il  a fait part de 30% de pertes enregistrées à cause de la vétusté du réseau de distribution, des branchements illicites. Depuis le début de l’année à ce jour, plus de 8000 branchements non autorisés ont été enregistrés.   A ce manque à gagner lié à la déperdition de cette ressource causant  un préjudice financier important à la société  Algérienne Des Eaux (ADE), qui commercialise l’eau en Algérie, s’ajoute le phénomène de non paiement des factures. Dans ce sens, « le montant des factures impayées s’élève à 46 milliards DA », relève le Ministre  qui indexe  les entreprises publiques, les institutions de l’Etat et les citoyens qui ne paiement pas leurs factures.

Questionné sur une éventuelle révision du prix de l’eau, Hocine Necib exclut cette possibilité à l’heure actuelle, en dépit du prix jugé très bas par certains observateurs. Le Ministre tient toutefois à réaffirmer l’engagement de l’Etat dans sa politique de la subvention des produits de première nécessité dont l’eau en fait partie. «Depuis 2005, l’Etat subventionne le prix de  l’eau.  Jusqu’à maintenant, la révision de son prix n’est pas encore inscrite dans l’agenda du ministère. Mais, il faut savoir que les prix de l’eau à l’échelle mondiale dépendent  de certains  indicateurs économiques et sociaux.  Tant que la demande est forte, les prix  augmentent. Toutefois, s’il y aura une augmentation des prix de l’eau, elle ne touchera pas les couches sociales fragiles » insiste-t-il, avant de  concéder qu’« il n’est pas exclu que ce dossier soit fatalement ouvert à l’avenir ».

Notons, toutefois, que le  prix de l’eau est de 20 DA le M3 cependant,  son coût  de revient est de 70 DA. Soit une subvention de l’Etat de 50DA.  Hocine Necib rappelle dans sa locution que depuis l’année 2000 «  11   grandes stations de dessalement ont été  réalisées dont la capacité de production est de 2.1 millions M3/jour couvrant 17% de la demande nationale en eau potable ».  D’après ses calculs, «  ce taux devrait atteindre 20% à la fin de 2017 », prévoit le Ministre qui estime que  le dessalement de l’eau de mer  a pris une place importante dans le schéma national hydraulique. « Ce schéma sera davantage conforté avec l’entrée en production des 2 nouvelles stations dont une est prévue à l’ouest d’Alger et l’autre dans la wilaya d’El Taref  avec un  capacité de production  de 300 000 m3/j chacune», explique le responsable du secteur qui révèle que la  réalisation d’une  station de dessalement coûte 300 millions dollars avec  un délai minimum de 03 ans. 


source: équipe ABI

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