Algérie: PLF 2018 : Moderniser l'environnement économique et financier



Algérie: PLF 2018 : Moderniser l'environnement économique et financier

L'Algérie est entrée de plain-pied dans la phase de " civilisation matérielle " sur le plan politique, économique et social suite à l'avènement de la nouvelle Constitution amendée. 
Encore, faut-il qu'émergent au plus vite les réformes structurelles économiques et financières, qui accompagnent cette mutation susceptible de constituer une force d'émergence et de jouer un rôle premier dans l'œuvre du nouveau modèle de croissance, un facteur d'accélération pour la consolidation et la préservation du climat socio-politique. La cause en est aujourd'hui, ce regain d'attention et de préoccupation que porte le projet de la Loi de finances 2018 visant dans son ensemble la préservation de la dignité du citoyen et qui est la finalité de toutes les réformes politiques et sociales et de toutes les mesures et dispositions vouées au développement. Dans cet esprit, la croissance économique n'aura aucun sens si elle ne se traduit pas par l'amélioration des conditions de vie des populations. Ainsi, le projet de LF pour l'exercice 2018 s'inscrit dans le cadre des orientations et directives du chef de l'Etat. Ce projet, traduit la volonté et l'ambition du Plan d'action du gouvernement, de poursuivre la mise en application du programme présidentiel, le processus d'édification de l'Etat de droit, démocratique, moderne, prospère et solidaire s'inspirant de ses valeurs de souveraineté immuables, de sa civilisation séculaire et son rayonnement régional et international. Cette conjoncture financière, économique, sociale et politique, s'inscrit également dans l'amorce de la mise en œuvre du plan d'action du gouvernement dans l'objectif de commencer l'implémentation de la nouvelle Loi fondamentale du pays, de poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles financières, économiques, leur accélération pour moderniser et décentraliser la gestion des affaires publiques, moderniser l'environnement de l'économie nationale y compris financier, et avancer dans la maîtrise des nouvelles technologies. Une somme de tâches qui selon le Président Abdelaziz Bouteflika incombent au gouvernement pour aller de l'avant dans la bataille du développement économique, de la pérennisation de la justice sociale et de la préservation de la souveraineté économique. 
A présent, il s'agit et en toute urgence de mettre en marche le nouveau modèle de croissance basé sur le renforcement de la création de richesse et la répartition équitable de ses fruits, au profit des citoyens de l'ensemble de l'Algérie. En outre ce projet, intervient pour consolider la politique de développement économique et social du Gouvernement qui vise à assurer une croissance durable, créatrice d'emplois et de richesse, à travers uns stratégie étudiée de diversification de l'économie nationale. Cette stratégie cible quatre (4) domaines leviers à savoir : l'industrie, l'agriculture, le tourisme- les technologies de l'information et de la communication. Il est aussi structuré autour d'une organisation efficace de toutes les activités commerciales et économiques, et appuyé sur un secteur bancaire dynamique en voie de modernisation pour accompagner les investisseurs. Le secteur énergétique est également, au centre de cette politique, grâce à une ambitieuse stratégie de développement des énergies renouvelables, visant à sécuriser les besoins du pays, tout en préservant l'environnement. Cette exercice financier pour l'année 2018, intervient aussi pour marquer la décentralisation avancée consacrant un rôle majeur aux collectivités locales, aux cotés du gouvernement en matière de développement socio-économique et la nouvelle loi sur le financement non conventionnel résultant du dernier amendement de la loi sur la monnaie et le crédit qui offre de nouvelles perspectives à des emprunts qui serviront à rembourser les dettes du Trésor et à financer les dépenses d'équipements ; mieux encore la modernisation du processus de gestion des finances publiques. Les réformes structurelles qui devront accompagner le financement non conventionnel seront précisées dans le cadre d'un décret présidentiel, avait annoncé le ministre des Finances Abderrahmane Raouya, il y a quelques semaines juste après l'adoption par l'APN du projet de loi amendée sur la monnaie et le crédit. " Cette loi sur la monnaie et le crédit constitue la vraie garantie car elle ne permettra pas un financement tous azimuts, a-t-il précisé. Il a rappelé que ce financement sera destiné à l'investissement, à la prise en charge des préoccupations des deux entreprises stratégiques du pays à savoir la Sonatrach et la Sonelgaz mais aussi " pour assurer une croissance économique plus forte et soutenue qui permettrait d'absorber le taux de chômage et de réduire au minimum l'inflation ".
 


source: Le Maghreb

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