Algérie : Licences d’importation , «Un mécanisme rigide et non optimal», selon les experts

  • 12 septembre 2017 / Actualité / 593 / Emerging Africa


Algérie : Licences d’importation , «Un mécanisme rigide et non optimal», selon les experts

En matière d’importation, le gouvernement entend renforcer les capacités et les instruments de l’Administration des Douanes à la prévention des fraudes de surfacturation et à la mise en place de dispositions de sauvegarde destinées à réduire la facture des importations. De même que la promotion des productions locales, en substitution aux importations. Il est également question de poursuivre la démarche volontariste de régulation et de réduction des importations, en agissant d’abord sur les produits finis dont la demande est satisfaite par la production locale. Donc, les licences d’importation seront toujours de mise, même si ce mécanisme commence à montrer ses limites, de l’avis des experts. Pour Brahim Guendouzi, expert en commerce international, «ce régime est rigide et non optimal». «Il risque même d’affecter la croissance tirée principalement par les importations», note pour sa part Rafik Boumeghar. «Tant qu’il n’y a pas une connaissance fine des besoins à l’importation et en l’absence de normes spécifiques, il serait difficile d’arriver à contenir les achats extérieurs à un niveau souhaité, d’autant plus que le système productif est complètement dépendant des approvisionnements de l’étranger», expliquera encore M. Guendouzi, avant d’aviser : «Il suffit d’une perturbation dans la chaîne du commerce extérieur pour que les opérateurs économiques paniquent.» D’où la nécessité, selon notre expert, d’évaluer les instruments de régulation du commerce extérieur mis en œuvre dans ce contexte de restriction des moyens de paiement extérieurs


source: el watan

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