Algérie-Le P-DG DU COMPLEXE SIDER EL-HADJAR AFFIRME : «Les travaux d’entretien engagés permettront de mieux maîtriser la production»



Algérie-Le P-DG DU COMPLEXE SIDER EL-HADJAR AFFIRME : «Les travaux d’entretien engagés permettront de mieux maîtriser la production»

L’intransigeance des travailleurs et des cadres ainsi que celle des gestionnaires à ne pas abandonner leur outil de travail a été pour beaucoup dans la mise hors d’état de nuire des corrompus, corrupteurs et autres délinquants qui envisageaient de faire du complexe sidérurgique El-Hadjar leur propriété privée.
C’est le cas de le dire après la campagne de désinformation lancée ces derniers mois contre le président-directeur général du complexe sidérurgique El-Hadjar. Il y avait de quoi, au vu des oppositions multiples que ce dernier avait exprimées contre ceux qui voulaient imposer la transformation de la dizaine d’installations de production à l’état de ferraille. Il était prévu de les céder au leader mondial de l’acier, l’indien Mittal Lakshmi.
Sur un des documents qui lui a été transmis par le ministre de l’Industrie et des Mines de l’époque, Abdeslam Bouchouareb, le P-DG du complexe Chems-Eddine Maâtallah était instruit à l’effet de se soumettre à toutes les sollicitations du grand patron du groupe ArcelorMittal. Or, la sollicitation de ce faux investisseur indien était limitée à une seule opération, celle de lui céder au prix de déchets ferreux la totalité des installations du complexe, quel que soit leur état de fonctionnement.
L’opposition de plus de 5 000 travailleurs à cette instruction, qui aurait mis fin à la sidérurgie algérienne, a été forte. Elle a regroupé autour de leur président-directeur général les 5 000 travailleurs et leur encadrement. Le rejet a été unanimement suivi. D’autant plus qu’elle portait en elle les signes avant-coureurs de la disparition de la sidérurgie algérienne. S’ensuivirent une multitude de problèmes de gestion des installations de production générés par les auteurs de la démarche. Sur la question, le P-DG a confirmé qu’il avait été effectivement instruit de céder l’ensemble des installations au prix de déchets, et que cela lui avait coûté des rumeurs portant atteinte à son intégrité morale, à sa crédibilité et à ses compétences de gestionnaire. «Quels que soient les sacrifices consentis en 2016 pour empêcher le démantèlement des installations, nous avons réussi notre démarche de sauver, non seulement la production du fer et de l’acier dans notre pays, mais aussi plus de 6 000 postes de travail.»
Le même responsable a parlé des efforts consentis par les travailleurs syndicalistes qui ont été pour beaucoup dans la mise au jour de ce marché de destruction des moyens de production sidérurgique parrainé par le ministre de l’industrie et des mines en 2016, Abdeslam Bouchouareb. Il devait également aborder la question de la corruption qui sévissait au complexe. Elle était parrainée par l’ex-député Baha-Eddine Tliba qui n’hésitait pas à imposer ses protégés d’une manière ou d’une autre dans la prise en charge des marchés. «Nous lui avons enlevé cette capacité de nuire en créant trois commissions des marchés. Cela a été aussi le cas pour le SG du syndicat durant la même période. Tous les deux ont été poussés à la porte par les travailleurs qui ont très mal pris leurs néfastes activités et qui les ont pratiquement chassés du complexe», a indiqué le secrétaire général actuel du syndicat, Azzouz Bey.
Quatre années après, le complexe de sidérurgie El-Hadjar a repris le cours normal des activités dignes d’une véritable entité industrielle. La production y est quotidiennement en hausse. Cadres dirigeants, cadres et travailleurs voient avec un certain optimisme l’avenir de leur outil de travail.
L’appréhension des lendemains n’est plus de mise. L’on se réfère aux déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour consolider cet optimisme. «En ce qui concerne l’avenir de notre complexe, il y a de quoi croire en l’avenir. Les travaux d’entretien engagés permettront de mieux maîtriser la production du fer et de l’acier dans notre complexe. Les auteurs des désinformations ont été identifiés. Notamment ceux qui étaient aux ordres de l’ex-député Baha-Eddine Tliba, actuellement incarcéré à la prison d'El-Harrach», a indiqué le P-DG du complexe El-Hadjar


source: Le Soir d'Algérie

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