Algérie:L'agriculture et le tourisme à la traîne Secteurs d'activité créateurs d'emplois



Algérie:L'agriculture et le tourisme à la traîne Secteurs d'activité créateurs d'emplois

Il a fallu que des projets industriels soient lancés à la zone de Bellara, à El-Milia, pour que la vocation agro-touristique de la wilaya de Jijel soit battue en brèche, si ce n'est totalement remise en cause. Et pour cause, avec des côtes qui s'étendent sur 120 km et de vastes plaines agricoles des plus fertiles tout au long de ce littoral, l'agriculture et le tourisme réunis n'ont pu contribuer qu'à de faibles proportions dans la création des postes d'emploi en 2019. Grâce au seul apport de la zone de Bellara et de quelques zones d'activité qui se sont taillé la part du lion dans les emplois créés, l'industrie s'est placée en pole position dans ce domaine.
La vocation agricole et touristique de la wilaya de Jijel est ainsi démentie par les faibles proportions avancées, mettant en lumière les difficultés de ces deux secteurs à créer de l'emploi. Jadis fleuron de l'agriculture à Jijel, la production maraîchère est aujourd'hui insignifiante, en dépit des tentatives de sa relance par la promotion de la culture en serre multichapelle. Cette culture a d'ailleurs trouvé un concurrent de détail avec l'orientation, il y a déjà plusieurs années, des agriculteurs vers la culture de la fraise. Le fruit rouge a ainsi remplacé dans les plaines agricoles de Belghimouze et Beni Belaïd, pour ne citer que ces localités, les produits maraîchers qui disparaissent de plus en plus des espaces cultivés. Si des agriculteurs maintiennent, contre vents et marrées, l'activité de la production maraîchère sous serre à El-Kennar, ailleurs c'est vers la fraise que d'autres se tournent. "La fraise, c'est plus rentable", assurent des agriculteurs. Cette culture a même été encouragée par les services agricoles et les responsables de la wilaya, qui lui ont consacré une fête annuelle pour sa promotion. Pour le secteur touristique, la situation n'est pas plus reluisante avec une activité qui ne contribue presque en rien dans l'activité économique locale. À part des emplois saisonniers créés souvent dans l'informel, le tourisme est loin de se placer à l'avant-garde des secteurs créateurs d'emploi. Ce secteur reste d'ailleurs à la traîne avec une activité saisonnière qui ne dépasse pas des séjours en bord de mer dans une indescriptible anarchie. L'infrastructure hôtelière existante n'a connu aucune évolution, même si une certaine relance dans ce domaine est esquissée çà et là. Quant aux zones d'expansion touristique, elles sont plus que jamais à leur stade de balbutiements, empêchant toute promotion d'un secteur qui reste en berne.


source: Liberté

A voir aussi