Algérie : En attendant la réforme du système de sécurité sociale et la diversification des ressources financières Une subvention de 500 milliards de dinars pour la CNR en 2018

  • 07 novembre 2017 / Actualité / 509 / Africa-Bi1


Algérie : En attendant la réforme du système de sécurité sociale et la diversification des ressources financières Une subvention de 500 milliards de dinars pour la CNR en 2018

 

La réforme de la sécurité sociale Les caisses sociales quelles solutions pour la réforme ? ce thème était l'objet de débat dimanche soir dans l'émission l'invité de l'économie d'Ennahar TV. Un débat durant lequel les intervenants entre responsables, syndicaliste et économique ont convergé vers l'urgence de réformer le système des retraites et de sécurité sociale en Algérie pour assurer leur pérennité et ne pas mettre en danger le droit à la retraire des futures générations. Cette question, au centre de nombres interventions et décisions au cours de ces dernières années notamment depuis l'annonce de la réforme du système semble difficile à être prise en charge de manière efficace faute de solution radicale. Et pour cause, le gouvernement à l'ère de l'aisance financière a enchaîné les solutions conjoncturelles pour faire aux difficultés des caisses sociales. C'est ainsi que dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018, l'Etat a injecté 500 milliards de dinars comme subvention d'équilibre pour venir à la rescousse de la caisse nationale de retraite (CNR). Autre décision  prise face à ce dans le cadre du PLF 2018  : la CNR bénéficiera également d'une contribution de solidarité à hauteur de 1%, prélevée sur les opérations d'importations des marchandises pour la revente en Algérie " L'aide de 500 milliards de dinars est    une mesure exceptionnelle ", a déclaré  à ce sujet le directeur général de cette caisse, Slimane Mellouka rappelant que des mesures de redressement et de financement de ce déficit ont été prises dans le programme du gouvernement. Et ce, à travers l'élargissement de la base cotisante, le renforcement du contrôle des employeurs, la lutte contre la fraude et l'évasion sociale et la non déclaration ".

1000 milliards de dinars pour les retraités

 Des solutions insuffisantes face au déséquilibre chronique de la CNR et de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) surtout que le nombre des cotisants reste faible par rapport à celui des retraités dont les pensions s'élèvent à 1000 milliards avec une participation de 140 milliards de dinars de la part de l'Etat pour les petites pensions

 " Nous sommes loin des normes internationales. Alors qu'on compte en moyenne à l'échelle mondiale 5 travailleurs pour un retraité, en Algérie, nous avons 2 pour 1, c'est-à-dire 3 millions de retraités pour 6 millions d'assurés sociaux actifs. Un tiers des retraités entrent dans la catégorie de ceux qui ont bénéficié de retraite anticipée ou la proportionnelle ", expliquera M. Mellouka pour qui i y a urgence d'élargir la base de cotisants. Un point que relèvera également le sous-directeur de la CNAS, Mahieddine Ouagnouni qui plaidera la nécessité de sauvegarder le système de la sécurité sociale qualifié de généreux (avec six risques assuré) tout en rationnalisant les dépenses via le renforcement du contrôle. Il ne manquera pas d'ailleurs de donner quelques chiffres sur le coût des assurances sociales. A titre illustratif, le médicament s'accapare 60% des dépenses pour un montant de 127 milliards dinars remboursés   pour un total de 39 millions d'ordonnance au 31 août 2017.

Les arrêts de travail ont coûté 12 milliards de dinars à fin août 2017

Les congés de maladies ont coûté à la CNAS à cette date 12 milliards dinars pour  336000 journées indemnisés journalières c'est très importants congé de maladies. Pour réduire ces dépenses faramineuses, il a annoncé le lancement d'actions coordonnées et ciblées pour récupérer les fraudes, lutter contre les arrêts de travail de complaisance, les sous déclarations et l'informel.  Il regrettera par ailleurs que le nombre de contrôleurs agrées soit insuffisant par rapport à celui des chefs d'entreprises, c'est-à-dire 360.000 chef d'entreprises et 600 contrôleurs agréés. D'où l'urgence d'aller vers des réformes profondes en associant toutes les parties. Ce que mettront en exergue Mustapha Ghanemi secrétaire général de la fédération des travailleurs de l'assurance sociale et Allam Othmane enseignant à l'université de Blida " il faut développer les sources de financement des caisses et améliorer leur gestion en jouant sur les taxes ", préconisera l'enseignant précisant qu'il y a lieu d'aller vers des solutions moins coûteuses socialement en imposant des taxes sur certains produits et services secondaires qui ne toucheraient pas au pouvoir d'achat des citoyens

" Tout le monde doit payer le système est à revoir efficacement. Notre système fonctionne avec un seul pied c'est-à-dire les cotisations, il est temps de faire faire démarrer le deuxième pied en l'occurrence les taxes en prenant sur tout ce qui nuit à la santé et l'environnement par exemple sans faire paye les travailleurs ". Une solution proposée par le représentant de l'UGTA. 


source: équipe ABI

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